[]

EURABIA Où veulent-ils nous mener vraiment ? - Suite -

, par  Kir , popularité : 1%
  Sommaire  

L’UE a financé des organisations partiales sur le conflit au Proche-Orient (22) : le Comité israélien contre la démolition des maisons (ICAHD), Mossawa, Adallah, etc.

L’alliance euro-arafatienne, scellée en 1973 par la trêve du terrorisme palestinien en Europe, se manifestait par une campagne continue anti-israélienne.
En 2001, elle s’exprima par la campagne de diabolisation d’Ariel Sharon (23) et d’exonération d’Arafat initiateur de la politique du chaos et des attaques-suicides (24), dont on a vu les effets à Madrid et à Londres et dont on voit les conséquences en Irak, au Maghreb, au Pakistan.

Dans son livre Cousins and Strangers. America, Britain, and Europe in a New Century (25), Chris Patten, commissaire européen pour les Affaires étrangères de 1999 à 2004, décrit sans complexe la politique, qu’il considère légitime de l’UE, consistant à exercer des pressions continues sur Israël tout en protégeant, parrainant et finançant l’OLP.

Cette position de l’UE motiva l’opposition de Chris Patten à la proposition de l’eurodéputé François Zimeray de constituer une commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation des fonds européens par l’Autorité palestinienne, pour savoir s’ils finançaient les manuels scolaires prônant la haine des Juifs, des Israéliens, et glorifiant le terrorisme (26).

La Cause palestinienne occupe une place importante dans Eurabia…

Le palestinisme ou théologie politique du remplacement d’Israël par la Palestine, est le point focal d’Eurabia.
Pour marquer sa solidarité avec les Palestiniens, l’Europe adopta vis-à-vis d’Israël les positions de l’OLP dans sa Déclaration de Londres de 1977 (27), reprise sous une forme plus sévère dans la Déclaration de Venise (28) en 1980.

A la demande du monde musulman, le plan sous-jacent à Eurabia attribuait à la Palestine, c’est-à-dire à la destruction de l’Etat d’Israël (29), un rôle essentiel, d’où la palestinisation de la culture et de la politique d’Eurabia.

Cette idéologie reprend, mais sur un plan mondial et dans un contexte de jihad, l’idéologie nazie.

L’antisémitisme/antisionisme y a été délibérément développé comme élément central de sa politique, de sa culture et de ses médias, car le palestinisme ou la haine d’Israël furent les catalyseurs de la genèse d’Eurabia.

Quel but poursuit la Cause palestinienne à l’égard des chrétiens ?

Aujourd’hui, la théologie de la libération palestinienne (30) vise à dissocier le christianisme de sa matrice juive afin de le purger de toute judéité, reproduisant le processus nazi de l’aryanisation de l’Eglise.
C’est par le truchement du « Jésus palestinien » coupé de la Bible hébraïque, que s’opère le processus d’islamisation du christianisme.

Quelles causes ont présidé à la création d’Eurabia ?

Les principales furent la peur du terrorisme palestinien, le boycott du pétrole en 1973 et les chocs pétroliers, l’attrait des pétrodollars, des considérations commerciales (31), l’ambition de dominer l’Amérique et, dans des milieux économiques influents liés au monde arabe, la haine d’Israël.

Des communistes y voyaient le moyen de se débarrasser du judéo-christianisme et les courants néo-nazis tentaient de lui substituer l’islamo-christianisme, comme au XXe siècle la politique de déjudaïsation des Églises par leur aryanisation.

Mais le véritable objectif derrière toutes ces politiques demeurait l’impératif de paix avec le monde arabo-musulman.
L’unification de l’Europe s’était construite sur la paix (32) et sur le refus définitif de toute guerre.
Pour ne pas irriter ses alliés arabes, l’Europe imputait le terrorisme à la politique américaine et surtout israélienne. Se faisant l’avocat d’Arafat, elle ne cessait d’envoyer des émissaires à Washington pour infléchir sa politique et l’amener à abandonner Israël.

Dans son livre, Cousins and Strangers, Chris Patten exhale dans des pages virulentes sa fureur envers le Premier ministre britannique Tony Blair.
Il lui reproche entre autres de n’avoir pas su influencer le président George Bush pour l’amener à modifier sa politique au Proche Orient et s’offusque du plan américain en 2004 qui refuse le retour des « réfugiés » palestiniens en Israël !
A une réunion des ministres européens des Affaires étrangères, les Irlandais qui présidaient alors l’UE considéraient ce plan « un échec criminel ».

Dans son désir de maintenir la paix (33), l’UE niait le terrorisme jihadiste et préconisait une politique de concessions politiques et le paiement de fonds considérables en prétendant que la misère, et non l’idéologie jihadiste, provoquait le terrorisme (34).
Elle obtempérait ainsi aux lois du jihad qui lient la paix au paiement d’un tribut.

Alors que les Etats-Unis et Israël résistent au jihad, l’UE s’est soumise aux conditions de la trêve prévue par le droit musulman (35).
C’est ainsi que l’Europe est devenu le continent de la da’wa, la prédication et la pénétration pacifique de l’islam.

(22) European Union Support

(22) European Union Support for Extremist and Politicized NGOs, 24 octobre 2006, à http://www.ngo-monitor.org/article/...
EU Funds for NGOs Misused, 11 septembre 2003, à http://www.ngo-
monitor.org/articl...

(23) En mars 2001, Imad (…)

(23) En mars 2001, Imad Falouji, ministre palestinien de la Communication, déclare : « Ce serait une erreur de croire que la raison de l’irruption de l’intifada était la visite de Sharon sur l’Esplanade des Mosquées…
Cela a été planifié depuis le retour d’Arafat de Camp David (juillet 2000), où il a refusé les propositions de Clinton ».

(24) Peu après la signature

(24) Peu après la signature des accords d’Oslo, Yasser Arafat a exhorté les fidèles à la mosquée de Johannesburg (Afrique du Sud), en arabe, le 10 mai 1994 : « Le jihad continuera... Vous devez venir participer au jihad pour libérer Jérusalem, votre précieux reliquaire ».

(25) Times Book, New York, (…)

(25) Times Book, New York, 2006.

(26) « En 2002, quelques (…)

(26) « En 2002, quelques députés dont François Zimeray ont du "arracher avec les dents" les 170 signataires nécessaires à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.
Bloquant cette initiative, la Conférence des Présidents a refusé de mettre la question en débat. Elle a décidé la mise en place d’un groupe de travail informel qui ne dispose pas des pouvoirs d’investigation légaux d’une commission d’enquête. Certains partis politiques ont désigné pour siéger à ce groupe de travail des personnalités notoirement hostiles à Israël », déclarait François Zimeray en avril 2004.
Interview de François Zimeray par Véronique Chemla, 1er juin 2004 à http://www.guysen.com/articles.php?... et http://www.medbridge.org/
Yohanan Manor. Les manuels scolaires palestiniens, une génération sacrifiée. Berg International, 2003. 128 pages. ISBN : 978-2911289538,

(27) Déclaration du Conseil

(27) Déclaration du Conseil européen des 29/30 juin 1977 à Londres à http://cuej.u-strasbg.fr/archives/e...

(28) Déclaration du Conseil

(28) Déclaration du Conseil européen sur le Moyen-Orient le 13 juin 1980 à Venise à
http://www.medea.be/index.html?page...

(29) « La Palestine, dans (…)

(29) « La Palestine, dans les frontières du mandat britannique, constitue une unité territoriale indivisible » précise l’article 2 de la charte de l’OLP à http://www.amitiesquebec-israel.org...

(30) Naissance d’une théologie

(30) Naissance d’une théologie chrétienne de la libération de la Palestine (p.14-p.18) et Les déchirures des chrétiens d’Orient (p.24-p.26), in L’Observatoire du monde juif, n° 6/7, juin 2003 à
http://obs.monde.juif.free.fr/pdf/o...

(31) Eric Conan, Mort de (…)

(31) Eric Conan, Mort de Raymond Barre : l’amnésie des médias, 30 août 2007 à
http://www.marianne2.fr/Mort-de-Ray...

(32) Romano Prodi, président

(32) Romano Prodi, président de la Commission européenne, a déclaré lors du séminaire L’Europe contre l’antisémitisme, pour une Union des diversités le 19 février 2004, à Bruxelles : « L’Union européenne a proscrit la guerre en tant que moyen de régler les différends entre ses membres. Nous profitons tous de la paix, de la stabilité et de la prospérité qui en découlent. La paix, en Europe comme à l’étranger, est la valeur fondamentale de l’Union. La paix et la sécurité sont un objectif primordial pour les Européens ».
http://europa.eu/rapid/pressRelease...

(33) Roger Cukierman, alors président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), écrivait dans Le Figaro (18 février 2004) :

« L’Europe aujourd’hui ne rêve que de paix, de tranquillité… Elle n’a pas envie de se battre. Et s’il y a des violences, elle préfère ne pas les affronter. Il reste à espérer que la situation actuelle n’a rien de commun avec la période de Munich… On occulte le développement en Europe d’un islamisme intégriste fanatique et conquérant…
Les dirigeants politiques européens ont commencé par nier le phénomène antijuif. C’est que le poids politique d’une population musulmane estimée en Europe à plus de 15 millions de personnes commence à compter.
La politique européenne, généralement très critique à l’égard d’Israël, a contribué au laisser-faire et à l’indifférence générale.
La Commission européenne porte une responsabilité dans le retard à affronter cette situation… Que penser du fait que M. Tariq Ramadan, partisan d’un moratoire sur la lapidation des femmes adultères et qui dresse des listes d’intellectuels juifs, figure parmi les conseillers de M. Romano Prodi ? »

(34) En marge du Conseil européen (25-26 mars 2004), Lydie Polfer, ministre luxembourgeoise des Affaires étrangères, a déclaré :

« Il faut prendre un ensemble de mesures, pas seulement policières ou militaires, mais surtout diplomatiques et humanitaires (pour lutter contre le terrorisme), en aidant les pays en conflit, comme le Moyen-Orient, et les plus pauvres, la misère et la frustration étant le meilleur terreau du terrorisme »,
http://www.gouvernement.lu/salle_pr...

Parmi les projets de l’Union européenne, « s’attaquer aux causes profondes du terrorisme, notamment en favorisant l’aide au développement pour effriter la base de soutien aux réseaux terroristes, en privilégiant la réduction de la pauvreté et la bonne gouvernance, et en promouvant les processus de développement participatif » in Lutte contre le terrorisme - Rapport dédié à la mémoire des victimes du terrorisme, rapport du Conseil de l’Union européenne, p. 10, 23 février 2005 à
http://register.consilium.europa.eu...
Véronique Chemla, Des donateurs pour l’Etat palestinien grugés, mais toujours généreux, 23 décembre 2007 à http://www.guysen.com/articles.php?...

(35) Véronique Chemla, Mythes

(35) Véronique Chemla, Mythes et réalités du « processus de paix : le roc des refus palestiniens », 10 janvier 2008 à http://www.guysen.com/articles.php?...

***
(Suite page 4 )

Voir en ligne : Interview de Bat Ye’or sur la dhimmitude et Eurabia (2e partie)


Nouveau ORIENTATION sur le serveur

Navigation

Cette version de NotreJournal représente l’ancienne formule utilisée jusqu’en octobre 2012, en cas de difficultés, contactez nous à info@notrejournal.info !