Alger 1957 : La bataille d’Alger
Arrestation de Yacef Saadi
Cette fois-ci, pour les paras, le combat s’engage contre Yacef Saadi.
Le 25 juillet 1957, trois terroristes sont exécutés à Alger. Quelques jours plus tard, Yacef Saadi riposte en faisant éclater huit bombes un peu partout dans la ville. Les renseignements recueillis ça et là par les services de renseignement de Iviassu laissent apparaître que Yacef Saadi est décidé à accentuer sa campagne de terreur.
Alors, les paras le traquent de plus en plus et avec des méthodes nouvelles.
Les paras, en effet, ont changé radicalement de méthode. Après avoir capturé certains membres du F.L.N., les officiers de renseignement les « retournent » et les font passer au service de l’armée française.
Le 6 août, les paras font une grosse prise, celle de Ghandriche dit Zerrouk, le chef de la zone Est-Alger et ami d’enfance de Yacef Saadi. Chabanne, l’O.R. de Bigeard, l’amène à travailler pour l’armée française en le persuadant que le F.L.N. a perdu d’ores et déjà la partie.
Avant tout, Yacef doit ignorer la capture de son ami. De cette manière, le chef du terrorisme continuera à garder le contact avec Zerrouk.
La ruse réussit si bien que, quelques jours plus tard, Yacef nomme Zerrouk chef militaire d’Alger. Les deux hommes communiquent par lettre par l’intermédiaire de Latifa, l’épouse de Zerrouk. Les paras font surveiller les alentours de la maison de la jeune femme et s’aperçoivent rapidement que deux enfants lui rendent fréquemment visite. Intrigués, ils suivent les deux gamins qui les conduisent au 3 rue Caton, le refuge de Yacef Saadi.
Sans perdre un instant, le 23 septembre, vers 5 heures du matin, les paras envahissent la rue Caton. Après de longs pourparlers, Yacef Saadi et son amie Zohra Drif se rendent.
Les derniers morts de la bataille d’Alger
Après l’arrestation de Yacef, il ne reste qu’à abattre Ali la Pointe. D’après les renseignements des paras, Ali est caché au 5 rue des Abderamen.
Le 8 octobre 1957, à 19 h 55, les paras font irruption rue des Abderamen. Au bruit, Ali se précipite dans la cache. Là, toutes les bombes qui ont échappé aux rafles des militaires sont réunies. Ali veut tenir un siège.
Pour forcer le tueur à se montrer, les paras installent une petite charge de dynamite pour faire écrouler le mur.
Ils ignorent qu’il a dans la cache un arsenal. Quand le plastic explose, les bombes d’Ali se déclenchent les unes après les autres . L’immeuble s’effondre. Outre Ali, 19 personnes trouveront la mort , dont quatre fillettes . Les léopards ont terminé leur mission . A Alger, le F.L.N. n’existe plus. Mais à quel prix !!
Philippe AZIZ
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