Les accords d’Evian : un crime contre la Patrie, contre l’Europe, contre l’Occident

, par  Jean Claude THIODET ✞ , popularité : 3%

Le docteur Jean-Claude PEREZ
« ATTAQUES ET CONTRE-ATTAQUES »

NOUS COMMUNIQUE L’ETUDE SUIVANTE :

Contribution à l’enrichissement mémoriel du grand phénomène historique que fut l’Algérie française, c’est-à-dire la France sud-méditerranéenne assassinée le 19 mars 1962.

Réflexions consécutives à une émission télévisée de Noël 2008, « sur les origines du christianisme », car la défaite de la France en Algérie fut avant tout une grande défaite pour le christianisme.

Conclusion de quelques études que je vous ai adressées en critique de cette émission.

J’ai retiré de mon comportement critique, deux satisfactions :

1°/ celle d’avoir compris à quel point la défaite de la France gaulliste en Algérie s’illustre historiquement comme une défaite majeure du christianisme devant l’arabo-islamisme.

2°/ Une raison d’espérer pour l’avenir : voir naître une volonté universelle de refus. Le refus d’une soumission passive et résignée à l’islamisme conquérant. Celui-ci ne manque pas d’exhiber sa compétence dans l’utilisation de l’arme majeure du combat actuel : l’arme de l’argent.

Plus précisément, de l’argent liquide, générateur de lâcheté, de trahisons, de reniement.

Aujourd’hui, lutter c’est devenu, plus que tout, comme on l’a écrit il y a déjà longtemps, une « question d’esthétique » .

I – Nous n’acceptons pas aujourd’hui, d’être condamnés pour avoir défendu, en Algérie, la thèse de l’intégration. C’est-à-dire la thèse de l’accession des musulmans d’Algérie à la citoyenneté française.

Cette intégration impliquait au préalable, une sécularisation de l’islam. Cette intégration que nous espérions en Algérie, ce n’était pas une capitulation : c’était une nouvelle philosophie de l’histoire qui devait se déployer à partir de l’Algérie française. Dont l’Occident aurait tiré le plus grand profit pour sa survie en tant qu’Occident.

II – Nous employons le terme de « sécularisation ». Finalement, c’est un mot dangereux. Pourquoi ? Parce qu’il prête à équivoque pour certains. Essayons d’être précis. Il ne faut pas confondre sécularisme et sécularité.

Le sécularisme attribue aux valeurs terrestres, une valeur absolue. Cette absolutisation des valeurs terrestres, rejette Dieu ou plutôt le sécularisme prône la non-soumission à Dieu.

La sécularité reconnaît la réalité des valeurs terrestres. Mais elle les subordonne à Dieu.

La sécularisation c’est l’ensemble des moyens qui permettent de parvenir à la sécularité. La sécularisation, c’est un cheminement. La sécularité, c’est l’arrivée, c’est l’aboutissement.

III – Alors … quoi ?

Interrogation désarmante s’il en fut.

Voici ma réponse : parmi les musulmans qui vivent en France, il existe une importante tendance sécularisationniste. Celle-ci est l’objet d’une condamnation sans nuance de la part d’Al-Qaïda et des épitres jihadiens. Ainsi que de la part de ceux qui s’y rallient, même lorsqu’ils les condamnent officiellement.

La sécularisation, c’est le moyen d’obtenir sans heurt, de la part des musulmans de France et d’Europe, qu’ils vivent et pratiquent leur culte dans le cadre de l’intégration du vécu et de la pratique de leur foi, aux exigences d’une nation. Nation au sein de laquelle s’exerce le pouvoir d’une majorité électorale. Majorité qui s’identifie à l’expression de la volonté du peuple souverain.

IV –Les anti-sécularisationnistes de tout bord, exercent une action synergique de celle qui est mise en œuvre et qui est prescrite par Al-Qaïda et les épitres jihadiens. Pour ces derniers, l’islam c’est la religion. La Ouma c’est la seule nation.

V – La Ouma : c’est une notion abstraite, véhicule d’un grand potentiel opérationnel. En effet, quoi de plus facile à défendre qu’une nation qui n’a pas de frontière ? D’une nation qui ne s’identifie pas à un territoire national ? La Ouma, la communauté des croyants, la nation arabe, c’est le fondement géopolitique de l’intégrisme islamique.

VI – L’émission télévisée de Noël 2008, fait de Constantin l’homme de la chrétienté.

Oui c’est vrai : à partir de 313, le christianisme a pu se déployer officiellement dans l’empire romain. C’est le concile de Nicée avec l’appui de Constantin, c’est-à-dire sous la protection du bras séculier impérial, qui fait du christianisme une religion officielle. C’est ce concile qui proclame le fondement de la foi en Dieu. Le Crédo.

Mais à partir de 330, Constantin devient officiellement arien. Il soutient, et ses successeurs le feront avec vigueur, l’hérésie arienne qui rejette le fondement du christianisme. Cet empereur veut détruire le christianisme romain et met en œuvre les décisions administratives adéquates pour interdire à l’église de Rome de se déployer dans l’empire.

L’église de Rome combat l’arianisme. En s’appuyant avant tout sur la Gaule, qui sera libérée de l’hérésie arienne grâce à Saint-Hilaire avant tout.

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