Toto chez les Zénètes

, par  Jean Claude THIODET ✞ , popularité : 1%

INTRODUCTION

"NOTE DE PRESENTATION PAR L’AUTEUR

Il y a plus de quarante ans que la guerre d’Algérie ci-devant appelée
“opérations de sécurité et de maintien de l’ordre” ..(1) aurait pris
fin. On le dit certes, mais ce n’est pas la vérité car si l’Algérie
fut indépendante en 1962 l’état de guerre y est depuis lors habituel et
récurrent. A la guerre d’Algérie a succédé ... en quelque sorte
"la guerre en Algérie".

Et puis, il y a cette guérilla urbaine qui s’est développée dans les
banlieues de nos villes et qui en est à la fois le prolongement avéré
et la conséquence prévisible.

Les exactions de toute nature y sont maintenant monnaie courante, comme au bon vieux temps.

On parle pudiquement de zones de non droit .. pas encore de maintien de l’ordre ... mais à ce train-là ça ne saurait tarder !

Tout cela me semble à l’évidence orchestré par les mêmes agitateurs ou ce qu’il en
reste et par leurs dignes successeurs qui sont animés peu ou prou par
la même idéologie politico-religieuse, les mêmes ambitions et
poursuivent les mêmes buts qu’autrefois.

D’ailleurs, dans les années qui ont suivi l’indépendance, il n’était
pas rare d’entendre tous ces pourfendeurs de roumis (2) disciples du
Prophète et partisans de Ben Bella puis de Boumediène, promettre sans
ambages que désormais l’objectif de la révolution algérienne ... qui
n’a pas révolutionné grand chose, soit dit en passant ... était de
porter le fer de la guérilla sur l’autre rive de la Méditerranée.
Et bien, c’est fait ...!

(1) on nommait ainsi la guerre d’Algérie qu’on ne voulait pas
reconnaître comme telle pour d’impertinentes raisons.

(2) Ce mot provient probablement de ’roums’ nom donné par les Zénètes nomades aux Grecs fixés dans le pays.
Il désignait les Infidèles, avant qu’ils ne deviennent des mécréants .

En France après l’indépendance, plus personne n’était disposé à
entendre ces bobards.

Sachant que le temps écoulé n’a qu’une relative importance en terre
musulmane, on ne peut s’empêcher de rapprocher ces menaces de guérilla exportée des agressions qui se perpétuent presque journellement dans les quartiers colonisés de nos banlieues.

Le monde politique parisien qui n’a pas compris grand chose, quand il
le fallait, à ce qui se passait là-bas, à la guérilla, au terrorisme
(déjà) islamique et encore moins à ce qu’il convenait de faire pour s’y opposer avec efficacité, ne voulait plus rien entendre de l’Algérie.

Quant à la gentry journalistique, devenue gaullienne jusqu’au bout de la langue et du stylo, elle avait bien d’autres chats à fouetter et a complètement déserté le sujet.

L’Algérie qui avait tenu la une de l’actualité pendant tant d’années n’intéressait plus personne.

Pour entendre ces provocations et les prendre au sérieux il ne restait donc qu’une poignée de pieds-noirs encore présents ... ou quelques
voyageurs égarés.

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