Les accords d’Evian : un crime contre la Patrie, contre l’Europe, contre l’Occident
VII – Mais l’hérésie arienne va rester très active, dominante même, aux deux pôles des deux empires romains :
– en Occident : c’est en Ibérie que l’arianisme domine jusqu’à la conversion du Roi Récarède au VIe siècle ;
– en Orient : l’arianisme reste puissant sur le territoire sassanide mésopotamien et au-delà, avec un double rayonnement vers l’Afrique du nord, à l’est par l’Egypte, à l’ouest par l’Ibérie.
VIII – Lors de la naissance de l’Hégire, les peuples ariens vont s’identifier au récepteur privilégié de la nouvelle religion révélée par le guerrier de Yatrib.
« Il n’y a de dieu que Dieu » : c’est l’expression unitaire de la foi en Dieu, revendiquée depuis le tout début du IVe siècle, par les unitaires ariens qui rejettent le dogme de la Sainte Trinité.
« Et Muhamad est l’envoyé de Dieu » : c’est la référence à la parole du Prophète qui a reçu le message transmis par l’archange Gabriel, dans une grotte du Hedjaz.
Donc, la nouvelle religion, l’islam, apporte aux ariens une garantie spirituelle : la parole de Dieu, telle qu’elle est rapportée dans le qoran.
IX – L’arianisme va se situer à l’origine d’un phénomène que l’on néglige : la massification de l’islam. Tous les peuples de confession arienne vont adhérer à l’islam. Là ou l’islam apparaît, l’arianisme disparaît.
X – Le 3e calife va prendre une mesure d’une importance que l’on ignore aujourd’hui encore. Il va imposer l’utilisation exclusive de la langue arabe littérale comme langue désormais officielle du qoran. Le qoran, remanié par le 3e calife, va être véhiculé dorénavant au sein des peuples musulmans, en langue arabe littérale.
Le qoran c’est la parole de Dieu. C’est le fondement de l’islam, avec un corollaire logique :
l’arabe c’est dorénavant la langue de Dieu.
Par le biais de la langue arabe littérale, s’est réalisée une arabisation secondaire du monde musulman, par la volonté du 3e calife.
Cette arabisation aura pour effet d’unifier le monde musulman, que tous les historiens, avec une complaisance coupable, identifient au monde arabe. C’est un monde devenu secondairement arabe pour des raisons opérationnelles.
XI – En Algérie, l’arabité de l’Algérie, fut le moment le plus important de l’entrée en action du mouvement indépendantiste.
Omar Smaïl, Ben Baddis, se manifestent avec modération dans le ton, mais avec une vigueur torrentielle dans le fond.
Ben Baddis déclare en 1931 :
« Ma religion c’est l’islam
Ma langue c’est l’arabe
Ma patrie c’est l’Algérie. »
Il inscrit l’Algérie dans les limites floues, imprécises, mais néanmoins universelles et réelles, de la Ouma.
Ibrahim Bachir lors de la Toussaint Rouge, déclare que le combat est déclenché pour le triomphe de l’arabisme et de l’islam.
Ibrahim Bachir c’est le directeur de conscience, entre autres, de Farès et de Ferhat Abbas, à partir de 1946, date de l’amnistie octroyée par la IVe République naissante, au bénéfice des émeutiers du 8 mai 1945, dans le Sud-ouest constantinois et à Guelma.
XII – La guerre subversive fut un leurre. Un leurre concrétisé néanmoins par des techniques de guerre révolutionnaire contre une expression accessoire, artificielle pour ne pas dire factice, de la guerre d’Algérie : le socialisme intervint comme un auxiliaire tactique de l’arabo-islamisme algérien qui ne poursuivait qu’un but : la soumission ou le génocide éventuel du peuple pied-noir.
Abane Ramdane, dans cet esprit, écrivit à Krim Belkacem :
nous répartirons les femmes françaises entre les frères, après la victoire.
Propos qui supposait un préalable : le massacre de tous les hommes.
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