« La thèse géopolitique Algérie française, fut-elle une utopie ? Ou une opération de sauvegarde de la France et de l’Occident ?

, par  Jean Claude THIODET ✞ , popularité : 3%

Rassurez-vous !
Je ne suis pas masochiste, ni exhibitionniste. Je n’ai pas l’intention de vous submerger sous une arithmétique de cadavres. De vous accabler d’une description morbide de massacres de Français, qui ont été fort bien décrits et transmis par photographies, dans des documents extrêmement précieux.
Sachez, avant toute chose, que « cette offensive du FLN »,
c’est sous ce terme que cet épisode de notre histoire a été relaté il y a quelques années par le pouvoir FLN,
représente pour nos ennemis, ce qu’ils ont appelé une opération militaire de tout premier ordre.

Des massacres odieux ont été déclenchés sur ordre de Zighout. Ce qu’il fallait c’était frapper l’imagination, en conférant à ces tueries une identité de sauvagerie ésotérique, pour entraîner de la part des forces de l’ordre françaises, une répression que le FLN espérait féroce.

Cette sauvagerie, minutée, exhibée, a bouleversé les convictions philosophiques de Jacques Soustelle.
Devant les victimes, odieusement mutilées sur ordre du FLN, Soustelle, homme de gauche, s’exprima à la manière du scientifique et de l’ethnologue qu’il était :

« c’est un véritable génocide qui est déclenché contre les Français d’Algérie ».
C’est, confronté à cette évidente intention de génocide qu’il adhéra à la thèse

« Algérie française » et à la thèse de « l’intégration ».

Seule l’intégration Nord-Sud, en effet, détenait le potentiel d’éradiquer d’Algérie un risque de génocide d’un peuple qui, intellectuellement, idéologiquement, sensoriellement et aussi par le sang versé sur tous les champs de bataille, était un peuple français que l’on a voulu sacrifier pour satisfaire aux exigences du capitalisme financier moderne, exprimées en terme de Valeur Ajoutée des capitaux investis.
Capitalisme financier moderne qui aujourd’hui est soumis, par nécessité, aux disponibilités en argent liquide des banques arabes dont il est matériellement dépendant.

Le danger permanent de génocide de notre peuple, par sa réalité indéniable, bien qu’ignoré par nos compatriotes du nord de la Méditerranée, c’est lui qui illustre en quelque sorte le support de la conclusion de cet exposé introductif que je viens de vous offrir.

Il faut bien comprendre que nous n’étions pas un peuple à nous soumettre, « comme ça » aux couteaux des bouchers. Nous jouissions nous aussi, de nos instincts, de nos sentiments, enrichis à l’extrême par l’amour de la patrie et aussi, par la volonté féroce de défendre nos vies et celles de nos familles.

Plus tard, le combat de l’OAS apparaîtra comme l’ultime recours. Le combat de quelques centaines d’hommes et de femmes d’Algérie et de la mère-patrie française qui, seuls au monde, ont tenu bon pendant 15 mois, pour transmettre le message suivant :

« Rien ne nous oblige dans l’avenir à subir la loi de l’arabo-islamisme fondamentaliste, loi que les vaincus gaullistes de la guerre d’Algérie, veulent nous imposer ».

Merci à ceux qui, en prenant l’initiative de célébrer l’année 2010, ici à Nice, aux Arènes de Cimiez, ont donné par là-même,
à ceux qui savent et à ceux qui se sont battus,
l’occasion d’exprimer, aujourd’hui encore,

des vérités qu’il ne faut pas oublier ».

Fin de la conférence
Suivie d’une table ronde, réduite à quatre participants,
Et conduite par le Dr Jean-Claude PEREZ

Jean-Claude PEREZ
Nice, le 4 juin 2010

Voici les 5 questions traitées lors de cette table ronde

PREMIERE QUESTION

A propos de la notion « ALGERIE FRANCAISE ».

Plusieurs adjectifs ont été utilisés :

Impossible, délirant, illogique, mais le plus souvent, c’est celui « d’utopique » qui semble être le plus fréquemment employé.

La question
A posteriori, après bientôt 50 ans de la mort de la France Sud-Méditerranéenne, comment peut-on définir la thèse Algérie française ?

REPONSE

En dernière analyse, en tenant compte de quelques disparités dans vos réponses respectives, j’estime opportun de vous livrer la synthèse suivante :

1. le combat « Algérie française » ne doit pas être étudié comme un combat du passé.

2. le combat « Algérie française » ne peut être étudié comme un « combat d’arrière-garde ».

3. tout démontre aujourd’hui, en effet, que nous devons assumer un même combat :

un combat pour le triomphe d’une intégration nord-sud, qui s’oppose à une intégration sud-nord.

4. ce combat « Algérie française » fut donc un combat d’avant-garde. C’est cette notion de combat d’avant-garde qui confère à la thèse « Algérie française », un coefficient de développement durable qu’il faut souligner sans arrêt.

DEUXIEME QUESTION

La guerre d’Algérie, dans sa phase terminale
a débuté le 1er novembre 1954 dans les Aurès.

La question
Quelles précisions complémentaires, les uns et les autres, pouvez-vous apporter pour comprendre la signification réelle de cet événement ?

REPONSE

Voici ma synthèse :

Vous avez insisté, avec raison, sur l’assassinat de Hadj Saddok, personnage-clef de la défense de la France dans les Aurès. Comme il l’avait manifesté le 8 mai 1945 alors qu’il était sous-officier dans un régiment de tirailleurs algériens. A l’instar de 95 % des notables musulmans d’Algérie.

Il faut insister sur un fait : ce déclenchement opérationnel était prévu par le Préfet Vaujour, décédé récemment, directeur de tous les services de police d’Algérie.

Il avait informé le maire de la Commune Mixte d’Arris, dans les Aurès, de toutes les informations dont il disposait, annonçant une rébellion immédiate, avec les noms des responsables.

Le maire d’Arris lui a objecté que son rapport ne correspondait à rien, que ses informations étaient mal fondées, car tout était calme sur le territoire des Aurès.

Pour appuyer sa conviction, il faisait référence à un rapport confidentiel du colonel commandant la subdivision de Batna. Ce rapport soulignait que rien n’était à redouter sur les terres aurésiennes.

On peut s’interroger de la manière suivante : à partir de quel moment, la désinvolture, voire la naïveté, ne s’identifient-elles pas, l’une et l’autre, à une trahison ?

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