La Presse de ce lundi matin 18 février 2008 :
En 1994, un certain Jean Gandois, alors Pdg de Péchiney, affirmait : « une usine, ça naît, ça vit et ça meurt... » Et ça délocalise, pourrait-on ajouter aujourd’hui.
Des entreprises qui symbolisaient un savoir-faire
Myrys et Chausseria
Myrys et Chausseria : 2 000 salariés. Depuis 1990, la chaussure souffre d’une politique de délocalisation. Limoux et Toulouse le savent qui ont vu disparaître Myrys, la fabrique rachetée en 1984 par Bata.
Papier Job et gommé Rizla
En juillet 2000, les « Job » apprenaient que leur usine, était vouée à la liquidation. Tout comme, un an plus tard, était annoncée la disparition de Riz-Lacroix à Mazères-du-Salat. Pourtant l’usine dégagéait plus de 10 M€ de CA.
Formica, la légende stratifiée
En 2004, les deux entreprises de Quillan, Formica et Huntsman, annoncent leur fermeture : 190 salariés sur le carreau. Formica, l’emblématique stratifié, redéploie son activité vers la Finlande et l’ Espagne. Hunstman, fabricant de résines, est délocalisée en Allemagne et en Chine.
Arena, Well sans collants.
Nouvelle déception pour les ex-salariées de l’usine Arena de Libourne qui contestent leur licenciement. Elles réclamaient 50 000 € de dommages et intérêts devant les prud’hommes. Les 4 conseillers prud’homaux n’ont pu se départager et c’est un juge départiteur qui devra trancher dans plusieurs mois. Les ouvrières estiment qu’Arena est florissante et exporte partout. La société a délocalisé sa production de maillots vers la Chine et la Grèce, le jour même où Laure Manaudou, égérie de la marque (photo ci-contre), apportait sa 5e médaille à l’équipe de France à Melbourne. Quant aux 438 salariées des collants Well au Vigan (34), elles ont appris en novembre 2006 la délocalisation de la dernière usine présente sur le sol national.
Rouleau : Tex en Tunisie
2000 emplois dont 150 en France. Rouleau-Guichard ( siège toulousain), a délocalisé à 90% au Maghreb. Le spécialiste de la lingerie pour les hypers défendait pourtant le « Made in France ». Mais ils ont dû céder face à la pression concurrentielle.
Valéo déboulonne
La délocalisation progressive de l’activité câblage de l’équipementier automobile a provoqué la fermeture des sites de Cahors (123 emplois) et de Labastide-Saint-Pierre (450 emplois) dans le Tarn-et-Garonne. Un départ très mal vécu par les salariés. A Labastide, 270 ex-salariés avaient déposé une plainte commune. Le procès qui s’en est suivi a été celui de la mondialisation et des délocalisations. Le capital de Valeo fait aujourd’hui l’objet d’intenses spéculations avec, la présence de fonds de pension.
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